C'est drôle. Enfin drôle, pas tellement. Pas hilarant, pas excellent... non. Surprenant, je dirai. Ca va bientôt faire un an que j'ai déménagé, tu sais. Oui, tu sais. Et pourtant, j'ai l'impression que rien n'a changé. Ces foutus kilomètres qu'on redoutait tant n'ont pas gagné, finalement. Oh non... enfin si, si, quelque chose a changé : je crois que la distance nous a rapproché. C'est con à dire, assez joli mais pas terrible comme phrase, et pourtant... pourtant, c'est vrai : d'ici, j'ose. Te dire plus de choses, peut-être, approfondir, justifier, affirmer. Manquer, et assumer. On ne s'est, je crois, jamais autant dit "je t'aime" que cette année. Pour ne pas oublier, sans doute. Se rappeler qu'il resterait toujours quelqu'un, là, de l'autre côté. Quelqu'un de prêt.
Je sais pas tellement pourquoi j'ai commencé cet article, ni avec quelle idée... ça m'a paru bien, seulement. Le bon moment. Après une bonne conversation, pleine de rires et de haussements de sourcils. Foutu canton... inépuisable. Autant que ses adolescents sont inébranlables (un bien vilain jeu de mots me vient, tiens...).
Tout va si vite... je nous revois encore, petites, jouant les ménagères ; comme si c'était hier. Hier il y a onze ans de ça, déjà. Et dire que vendredi, tu passeras ton bac... ça nous fout une sacrée claque, oui. Mais on s'en fout, finalement : une claque pour deux, c'est toujours mieux.
PIGEON
Les clichés (de toute beauté) on da space NOW.